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Cotisations AT-MP : un taux de cotisation déterminé au niveau de l’entreprise à compter de 2027 pour les entreprises en tarification individuelle ou mixte
Un décret du 13-10-2026 modifie le mode de calcul des cotisations patronales d’accident du travail et de maladie professionnelle (AT-MP) pour les entreprises en tarification individuelle ou mixte (hors Alsace-Moselle).
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PLF 2027 : un suramortissement « industrie 4.0 » pour les PME et ETI industrielles
L’article 9, I-A du projet de loi de finances pour 2027 prévoit d’instaurer un dispositif temporaire de suramortissement en faveur de certains investissements destinés à moderniser l’outil productif des PME et ETI industrielles. Ce dispositif permettrait une déduction exceptionnelle pouvant atteindre 120 % de la valeur d’origine des biens.
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PLF2027 : le suramortissement des véhicules peu polluants serait recentré
L’article 25, I du projet de loi de finances pour 2027 prévoit d’aménager le dispositif de suramortissement des poids lourds et véhicules utilitaires légers peu polluants. Pour les véhicules ne fonctionnant pas exclusivement à l’électricité ou à l’hydrogène, la déduction ne serait plus calculée sur leur valeur d’origine à compter de 2027, mais sur les seuls coûts supplémentaires liés à leur motorisation.
Un délai très court pour saisir l’interlocuteur départemental !
L’interlocuteur départemental peut être saisi après une entrevue avec le supérieur hiérarchique du vérificateur, peu importe qu’il prenne position, et avant la mise en recouvrement des impositions contestées. Il est jugé qu’un délai de 17 jours, dont 12 ouvrés, entre ces deux dates est raisonnable.
Lorsqu’un contribuable fait l’objet d’un contrôle sur place (vérification de comptabilité ou ESFP) et qu’il entend contester les rehaussements envisagés, la charte du contribuable vérifié lui permet de pouvoir rencontrer l’interlocuteur départemental, à condition de le saisir dans un délai raisonnable. C’est-à-dire ?
Les faits. Une société a fait l’objet d’une vérification de comptabilité, suivie par une procédure de rectification contradictoire. Au cours de cette procédure, elle a, à sa demande, rencontré le supérieur hiérarchique du vérificateur le 28-11-2017. Celui-ci a confirmé les rehaussements par un courrier reçu par la société le 6-12-2017. Seulement 9 jours après la réception de ce courrier par le contribuable, soit le 15-12-2017, l’administration a mis en recouvrement les sommes. La société soulève alors un vice de procédure, faisant valoir que l’administration ne lui a pas laissé un délai suffisant pour saisir l’interlocuteur départemental en mettant en recouvrement aussi rapidement les impositions.
La décision du juge. Le juge rappelle que si des divergences importantes subsistent après l’entretien avec le supérieur hiérarchique du vérificateur, le contribuable peut faire appel à un interlocuteur départemental. Il ajoute que ces dispositions n’imposent pas que le supérieur hiérarchique prenne expressément position après l’entretien. Il relève que la société pouvait, dès l’issue de son entretien avec le supérieur hiérarchique, qui a eu lieu le 28-11-2017, faire appel à l’interlocuteur, peu important que le supérieur hiérarchique, qui n’y était pas tenu, ait fait parvenir à la société le 6-12-2017 un courrier confirmant la persistance du désaccord. Les rappels de taxe en litige ayant été mis en recouvrement le 15-12-2017, le juge estime que la société a bénéficié, en l’espèce, d’un délai raisonnable pour exercer son droit de faire appel à l’interlocuteur. Il décide donc que la société n’a pas été privée, faute d’un délai suffisant, de la possibilité de saisir utilement cet interlocuteur et que les rehaussements ne peuvent pas être annulés sur ce fondement.
CE 9e ch. 10-3-2023 n° 464123
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