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Solidarité fiscale du dirigeant : absence de nécessité d’une intention frauduleuse
Un dirigeant peut être contraint de payer personnellement les dettes fiscales de sa société lorsque des manquements graves et répétés aux obligations fiscales ont rendu leur recouvrement impossible. Peu importe qu’il n’ait pas eu l’intention de frauder, que l’entreprise ait rencontré des difficultés financières ou qu’aucune action en responsabilité pour insuffisance d’actif n’ait été engagée contre lui.
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Financement par une SAS du rachat de ses propres titres : la responsabilité du président est engagée
Une cour d’appel, saisie par le liquidateur judiciaire d’une SAS agissant dans l’intérêt collectif des créanciers, juge que le président de la société qui a financé la cession des titres de la SAS avec les fonds sociaux a commis une faute séparable de ses fonctions, laquelle engage sa responsabilité.
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Cotisations AT-MP : un taux de cotisation déterminé au niveau de l’entreprise à compter de 2027 pour les entreprises en tarification individuelle ou mixte
Un décret du 13-10-2026 modifie le mode de calcul des cotisations patronales d’accident du travail et de maladie professionnelle (AT-MP) pour les entreprises en tarification individuelle ou mixte (hors Alsace-Moselle).
Frais de repas du dirigeant : combien en 2023 ?
À l’inverse des dirigeants de sociétés soumises à l’IS qui ne peuvent déduire leurs frais de repas personnels que quand ils sont en déplacement professionnel, les chefs d’entreprises soumises à l’IR peuvent déduire ces frais jusqu’à 15 € en 2023.
Des frais non déductibles dans une société à l’IS... Les dirigeants d’une société soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) ne peuvent pas déduire leurs frais de repas quotidiens du bénéfice imposable.
... mais une déduction de l’IR. Mais ils peuvent les déduire de leur impôt sur le revenu (IR) s’ils renoncent à la déduction forfaitaire de 10 % et optent pour la déduction de leurs frais réels. Dans ce cas, la déduction sera de 5,20 € par repas s’ils n’ont pas de moyen de restauration possible ou le prix réel – 5,20 € dans le cas contraire, notes à l’appui.
Si l’entreprise est soumise à l’IR, les dirigeants peuvent déduire des résultats de l’entreprise les frais dits « supplémentaires de repas » pris sur le lieu de travail sous certaines conditions : les frais doivent être justifiés (notes de restaurant, etc.), leur montant doit être raisonnable et la distance entre l’entreprise et le domicile doit faire obstacle à ce que le repas soit pris chez eux.
Mais une déduction limitée... L’administration considère une fraction du prix du repas comme une dépense personnelle qui n’est pas déductible, qu’elle évalue pour 2023 à 5,20 €. Le dirigeant ne peut donc déduire que la fraction du montant qui excède 5,20 € et dans la limite d’un plafond fixé à 20,20 €. La dépense maximale admise en déduction pour les dirigeants de sociétés soumises à l’IR est donc de 15 € par repas.
BOI-BNC-BASE-40-60-60 actualisé le 25-1-2023
© Lefebvre Dalloz

