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Absence de transfert automatique du contrat de distribution et de la licence de marque en cas de cession du fonds de commerce
Sauf stipulation contraire, la cession d’un fonds de commerce emporte transfert des droits sur la marque mais non celui du contrat de distribution des produits marqués. Lorsque la licence de marque est indivisible de ce contrat de distribution, cette licence n’est pas davantage transmise automatiquement au cessionnaire du fonds.
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Agir en référé lorsque le gérant d’une SARL s’est versé une rémunération non autorisée : c’est possible
Lorsque le gérant d’une SARL s’est versé une rémunération sans qu’elle soit fixée par les statuts ou décidée par les associés, la société peut obtenir en référé le paiement d’une provision et l’interdiction faite à l’intéressé de s’octroyer d’autres rémunérations non autorisées.
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CFE : plafonds d'exonérations temporaires pour 2026 dans les QPPV et ZFU-TE
Le plafond d’exonération temporaire de CFE est porté à 91 826 € en ZFU-TE et pour les activités commerciales en QPPV pour 2026, tandis que le plafond applicable aux créations ou extensions en QPPV reste fixé à 33 637 €.
Trouver un local : louer ou être propriétaire ?
Le choix d’un local adapté à l’activité de l’entreprise est une opération très importante. Les critères pris en compte pour opérer ce choix sont nombreux et déterminants : situation géographique, activité de l’entreprise, dispositifs fiscaux incitatifs, etc.
LE LOCAL DOIT ÊTRE ADAPTÉ À L’ACTIVITÉ
1. Choix d’une implantation géographique
2. Deux formules possibles
▶ Travailler à domicile
L’entrepreneur peut être tenté dans un souci d’économie d’implanter son entreprise chez lui.
Remarque
Dans les communes de plus de 200 000 habitants et dans les départements de la petite couronne de Paris (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), le changement d’affectation de locaux d’habitation à un autre usage – professionnel, notamment – est soumis à autorisation préalable du maire.
Cas des personnes physiques
Une personne physique peut :
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déclarer l’adresse de son local d’habitation et y exercer une activité, y compris commerciale, sans limitation de durée, dès lors qu’elle n’engendre ni nuisance, ni danger pour le voisinage, ni désordre pour le bâti, et qu’aucune stipulation contractuelle (une clause du contrat de bail, si cette personne est locataire, par exemple) ne s’y oppose :
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s’il est locataire, l’entrepreneur doit obtenir l’autorisation du propriétaire des locaux : “bail mixte” [§ 6],
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s’il est propriétaire, l’entrepreneur doit vérifier que le règlement de copropriété ou de lotissement autorise effectivement cette situation ;
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ou, si elle ne dispose pas d’établissement, uniquement déclarer l’adresse de son local d’habitation comme celui de l’entreprise :
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cette déclaration n’entraîne ni le changement d’affectation des locaux, ni l’application du statut des baux commerciaux,
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en revanche, la simple domiciliation de l’entreprise ne permet pas de recevoir la clientèle ou des marchandises dans le logement.
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Cas des personnes morales
De la même façon, toute personne morale (une société, par exemple) peut :
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installer son siège au domicile de son représentant légal et y exercer une activité, sans limitation de durée, sauf stipulations contractuelles contraires (voir ci-dessus),
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ou, lorsqu’il existe de telles dispositions contraires, uniquement installer le siège à son domicile, pour une durée ne pouvant excéder 5 ans à compter de sa création et, dans tous les cas de figure, ne dépassant pas le terme de l’occupation des locaux (le terme du bail, par exemple, si le représentant légal est locataire).
Dans les deux cas, cela n’entraîne ni le changement de destination de l’immeuble, ni l’application des baux commerciaux.
▶ Travailler dans un lieu spécifique
Deux situations sont à distinguer selon que l’entrepreneur opte :
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pour la location : “bail commercial” ou “bail professionnel”,
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ou pour l’acquisition.

